Charles - CC30

Product of the USA made in France

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« Allô ? Win ! » — « Ici trouille »

Pour ceux qui auraient des problèmes de prononciation il s'agit d'halloween et de citrouilles.

C'est dans un décor qui se prête parfaitement à la situation que la fête d'halloween a eu lieu. En effet après un bref orage en fin d'après-midi les rues se sont emplies d'un léger crachin mêlé de brume ! Que demander de plus pour donner une ambiance effrayante ?

J'ai pris le temps de déambuler dans les rues adjacentes à la maison pour me faire une idée de ce qui anime l'esprit d'halloween et vous en faire un rapport (oui je cède à la pression).
Pour mon investigation j'avais pris soin de ne point dénoter des indigènes et je me suis déguisé en Français typique ... autrement dit je ne me suis nullement fondu dans la masse.

Je n'ai malheureusement pas eu la possibilité de prendre des photos car il n'y avait pas assez de lumière et je n'ai pas de flash sur mon téléphone. Je vais donc vous décrire les décorations et faire un passage en revue des différents costumes les uns plus osés que les autres.

Mais avant cela je dois vous parler d'un fait qui à retenu mon attention, au détour d'une rue mon odorat a été mis en éveil par une odeur familière, mais que je ne parvenais point à identifier. Au fur et à mesure que j'avançais , cette odeur devenait de plus en plus prégnante. Lorsque devant un garage j'ai vu un grill à châtaignes, j'ai immédiatement fait le rapport. Cette odeur de marrons chauds c'était donc mêlée à l'odeur sucrée de la fumée des machines à brouillard posées ci et là dans les jardins et cela me rappelait la fête foraine.

Revenons en à nos moutons ... mutants bien sûr !
Concernant les maisons il y en a pour tous les goûts. De la décoration minimaliste consistant à disposer des Jack-o-lanternes sur les marches, aux sons et lumières intégrales monopolisant toute la pelouse devant la maison.
Le voisin d'en face avait décidé pour attirer le passant de garer sa voiture en travers de l'allée et de disposer sous une de ses roues un mannequin baignant dans une flaque rouge. Le tout dans agencé à la manière d'une scène de crime ... charmant je dois dire. Cerise sur le gâteau il passait en boucle et à fort volume la musique d'un cadavre encore frais, ou plus précisément "Triller" du défunt Michael Jackson.
Au bout de la rue à l'angle de la rue principale le front yard a été littéralement transformé en cimetière. Des pierres tombales ont été disposées avec des croix et tout ce qu'il faut pour ressembler à un vrai cimetière. Des petites lumières se déplaçaient au ras du sol à la manière de feux follets dans une brume rasante. Effet total et vraiment surprenant.


Au niveau des costumes la première chose à noter c'est que tout le monde est costumé. Attention quand je dis tout le monde c'est vraiment tout le monde, oui même les chiens !
Tenez vous bien, j'ai croisé deux labradors dont l'un avait la cape bleu de Superman et l'autre été affublé d'un chapeau conique rose à la manière d'une fée avec la dentelle et les voilages. Décidément halloween c'est vraiment pour tous. Par contre je ne sais pas si les chiens ont droit à des croquettes à leur passage dans les maisons.
Pour les humains, certains font preuve de plus de recherche que d'autres. Certains osent prétendre en mettant le maillot de leur équipe de football être costumé alors que d'autres ont certainement passé plusieurs heures à se maquiller.
Le plus attendrissant se sont bien sûr les tout petits, dans les 3 ou 4 ans, qui bien qu'accompagnés de leurs parents ne reculent pas pour aller à la quête de bonbons et autres friandises. Après les plus grands s'en donnent à cœur joie également, c'est tout de suite moins attendrissant, beaucoup plus bruyant et globalement plus fainéant. Je dis ça car j'ai remarqué qu'un groupe de filles entre 14 et 16 ans je penses faisait la tournée des maisons non pas à pied mais en voiture de glof ... pourquoi se forcer à marcher après tout ?
Niveau costumes, là où il ne faut pas avoir froid aux yeux ce sont certains déguisement féminins. Oui, comment dire, certaines demoiselles se costument de peu. Vous ne voyez toujours pas ce que je veux dire ? Comment vous présenter la chose ? Déjà lorsque le catalogue des costumes m'était arrivé sous les yeux je m'étais demandé s' il ne s'agissait pas du catalogue d'un magasin pour "adultes". Oui voilà, c'est court à faire peur ... mais on peut aussi s'en réjouir ! Bon, je m'enfonce donc bref.

Mais fort heureusement ces jeunes demoiselles ont suivi les instructions du shérif. Un charmant prospectus édité par la police locale vous conseille vivement de consulter la liste des "sex offender" (en français : les délinquants sexuels) avant de commencer votre tournée. Ainsi vous êtes à peu près certains de ne pas frapper à la porte d'un pervers dangereux mais dans un autre sens un repenti ne peut pas recommencer une vie tranquille car il reste fiché. Bienvenue au pays de la liberté !

Finalement vers 21h00 après une courte averse tout le monde s'en est allé et nous n'avons plus eu de visites. Ce matin tout est calme et rien ne laisse à penser que la veille au soir halloween était dans les rues ! A mon avis c'est que bon nombre des gens sont encore au lit avec une bonne crise de foie et non de foi en ce dimanche.

Une page se tourne

56 jours se sont écoulés depuis mon arrivée sur le sol des États-Unis et voilà que déjà une étape se termine. En effet ma mission en Caroline du Sud touche à son terme et mardi 3 novembre j'embarque pour San Francisco.
Comment résumer près de deux mois de ma "nouvelle vie" sans faire de raccourcis ? C'est mission impossible ... cependant une chose est certaine c'est un pays que j'apprécie même si je n'ai pas eu ce dépaysement qui me rend d'habitude nostalgique.

Ces derniers jours ont été la fin, ou peut-être que la mise entre parenthèses, de pas mal de choses pour moi dans une routine qui commençait à s'installer.

À l'école primaire de Pleasent Knoll où j'avais une fois par semaine à un cours de maths avec des second grade (CE1) j'ai eu droit pour ma dernière visite à des dessins et un chant de la classe en remerciement. La maîtresse, Mme Prinsloo, m'a même dit "Merci" en français dans le texte c'est dire à quel point j'étais apprécié ; mais je crois que le plus déçu de mon départ dans l'affaire c'est quand même moi. Les enfants apprécient tellement cette méthode de maths que c'était un réel plaisir de les retrouver pour travailler avec eux.

Au collège DCMS j'ai été invité pour mon dernier jour à déjeuner avec au programme un repas très (dés)équilibré mais bien bon : crêpes salées/sucrées de la part de Denise, une salade composée faite par la prof d'espagnol d'en face et pour le dessert un marbré de ma fabrication. C'est joint à nous trois pour ce repas, le principal adjoint qui passait par là et qui nous a conduit à parler de l'école en France. Du coup, avant de rentrer en France je dois repasser par la Caroline du Sud et j'ai donc été convié à préparer une petite conférence à l'attention des élèves sur le système éducatif Français (j'attends encore la confirmation).
Ayant pris part au club Français du collège, j'ai le droit de porter ce magnifique t-shirt fraichement reçu :




Voilà tout pour le moment. Avant mon départ pour SF je dois encore passer chez le coiffeur, faire des photos d'identité pour participer au tirage au sort de la carte verte et puis quelques autres formalités.



Mais que se passe t-il ?

Ce week-end : rien de spécial au programme de ce week-end au ciel gris et je dirais que c'est tant mieux ! Je vais en profiter pour me reposer et aussi travailler un peu sur la suite de mon voyage à San Francisco.

Vendredi 16 : j'ai passé la matinée au collège DCMS en classe de français avec Denise et le soir nous sommes allés au restaurant mais pas n'importe lequel, devinez :


Oui c'est bien Ikea, mais malheur ! Il n'y avait pas de rouleaux de renne, c'est scandaleux. Hormis cela j'ai constaté qu'aucun des employés ne parlait Suédois, c'est étrange car à l'Ikea de Montpellier non plus, ce ne doit pas être requis pour être embauché.
Côté magasin, c'est très exactement le même que celui de Montpellier, peut-être un poil plus grand mais sans cela c'est comme si j'avais déjà parcouru les allées de ce magasin. Pratique dirais-je.
Je verrai si il y en a un également à San Francisco histoire de vérifier si eux non plus n'ont pas de renne en stock.

Mercredi 16 : les sirènes de la centrale nucléaire ont retenti pendant plusieurs minutes, fort heureusement j'ai entendu par hasard à la télé quelques minutes avant, qu'il s'agissait simplement d'un test.

Du 13 au 15 : c'est la routine : volontariat et les dépôts/récupérations aux écoles des enfants.

Mardi 13 au matin : le brouillard venait juste de se lever, il n'était pas encore 9h et comme j'ai pris l'habitude de le faire, je passe au Starbucks prendre un petit quelque chose avant de rentrer ou de partir à Rock Hill au collège. Ce matin là, j'avais envie de prendre un thé et non pas mon habituel "tall hot chocolate". Mais le serveur au comptoir me dit bonjour et pour la première fois me demande si je veux un chocolat chaud, je lui souris et je lui dit que non ce matin je change pour un thé, alors ça l'a fait rire. Je ne sais pas en quel honneur il se rappelle de moi plus que de quelqu'un d'autre mais j'ai compris à ce moment que j'étais tombé dans des petites habitudes à plusieurs milliers de kilomètres de chez moi et que ça va être un peu plus dur de partir que prévu... c'est ainsi.

Lundi 12 : c'était le jour de Christophe Colomb, ou Colombus Day, c'est un jour férié célébré le second lundi du mois d'octobre aux États-Unis, en commémoration de la date d'arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde en 1492. Donc pas d'école et un week-end de trois jours que j'ai dédié à travailler sur ma licence de camp (pour être directeur de colonie).


Voici une petite mise à jour de mes aventures aux US, s'il fait beau dans la semaine je passerai faire quelques photos des décorations d'Halloween dans le quartier.

Bill : pas le prénom mais la facture

C'est la première fois dans ma vie que j'ai une facture aussi incroyable en terme de durée mais pas de prix. Une facture digne d'une ado de 16 ans qui a un peu trop d'amis. Mais pour le coup je ne suis pas une ado, je n'ai plus 16 ans et je n'ai pas plus d'amis qu'avant ... ça doit être lié à l'éloignement ?


921 minutes (plus de 15 heures) d'appel au total en un mois et pour les connaisseurs, j'ai utilisé près de 7 Go de Data aussi.
Le tout pour zéro dollar en plus sur mon forfait de base ! C'est du vrai illimité ça !
Merci T-Mobile US, du coup je n'ai vraiment pas envie de reprendre mon forfait chez Orange FR.

Un pays "rayonnant"


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Allé, c'est un petit jeu : alors à votre avis qu'est-ce qu'il y a sur cette carte ?
Regardez de plus près peut-être ... ah non on ne peut pas, c'est flouté ... mais pourquoi ?
Bon je vous aide, en effet des petits malins ont récupéré l'image non floutée :


J'avais remarqué sans vraiment me demander pourquoi il y avait un peu partout des sirènes d'alerte à la population.
C'est en allant à la bibliothèque que j'ai eu des soupçons devant un joli dépliant intitulé : "Informations pour l'évacuation d'urgence".
Je me suis dit que c'était certainement pour les tornades ou autres catastrophes naturelles du genre mais le sous-titre de ce dépliant annonce immédiatement la suite du sujet : "Centrale nucléaire de Catawba" que voici en image :

Non je ne suis pas allé moi même faire la photo, sinon je pense que j'aurais eu droit à un petit contrôle d'identité sur trois générations au moins.

Comme on ne sait jamais vraiment ce qu'il peut arriver (hormis perdre au loto) j'ai donc pris un dépliant pour lire ce qu'ils avaient à raconter en espérant ne jamais avoir à suivre leurs consignes.

La première chose que l'on vous dit, pour vous mettre à l'aise, c'est qu'il n'y a évidemment aucun danger car le rayonnement est déjà partout dans notre vie. Oui, même nous, nous rayonnons et même plus que la centrale nucléaire à l'extérieur, incroyable les chiffres (relevés par qui ?) le prouvent !

Mais quand même on ne sait jamais, un accident est si vite arrivé, c'est pourquoi les autorités ont échafaudé un plan d'évacuation d'urgence : on n'est jamais trop prudent me direz-vous !

J'ai ensuite regardé la carte au dos du dépliant et quel n'a pas été mon soulagement de constater que Fort-Mill n'est qu'en zone à risque 3 sur 3 (pour la zone potentiellement mortelle en cas d'incident majeur).

Bref, si on entend une charmante sirène retentir, pas de panique vous dit le dépliant, il faut écouter la radio ou regarder les chaînes publiques de la télé. Avec toujours la sirène en fond sonore c'est certainement très évident surtout en pleine panique.

C'est seulement après avoir pris connaissance des consignes et perdu de précieuses minutes qu'il faut agir en conséquence.
On vous précise qu'en aucun cas il ne faut aller chercher les enfants à l'école, non pas comme je le croyais au départ sur la politique du chacun pour soi mais dans sa grande bonté le gouvernement à mis en place un plan d'évacuation spécifiquement pour eux, vous récupèrerez donc vos enfants hors de la zone dangereuse une fois l'évacuation terminée.
C'est à peu près tout et si vous y arrivez c'est déjà pas mal.


Oui, je sais je dramatise et je ne suis pas le seul au monde à vivre proche de l'un de ces bijoux de technologie des années 80, sauf que ... oui, il y a un sauf que, voyons, je suis aux États-Unis, je ne peux donc pas avoir à faire à une centrale nucléaire classique !

Non en effet, la centrale de Catawba ne turbine pas à l'uranium classique (comme on l'aime ?) mais au "Mox fuel" c'est à dire les anciens stocks d'armes nucléaires du pays.
Du coup comme ça peut intéresser certaines personnes vraiment très mal intentionnées ils ont creusés des douves qu'ils ont bétonnées autour de la centrale pour se prémunir d'une éventuelle attaque : bienvenue au Moyen-Age de l'an 2000 !

Vous conviendrez que ce dernier paramètre conduisant à rendre ce site nucléaire une cible potentielle pour les terroristes vient renchérir mon amour pour ce pays "rayonnant".


Mais bon ce n'est pas non plus cela qui m'empêche de dormir la nuit et de manger des hamburgers bien gras comme il se doit.


PS : Et là c'est quoi sur la carte ci-dessous ? Comment ça je suis parano ... j'attends vos réponses en commentaires ;-)



Passage dans "Allô la planète" sur France Inter

Petite intervention pour donner de mes nouvelles à l'équipe d'ALP (et à la planète entière au passage ...). Sinon pour ma part c'est toujours avec autant de plaisir que je suis l'émission ;-) !



Pour les curieux voilà ce que ça donne de l'autre côté du téléphone :


Si vous voulez en écouter plus et voyager par l'intermédiaire de votre radio c'est du lundi au jeudi de 23h15 à 01h00 sur France Inter.

Au passage joyeux anniversaire à Rémi et rendez vous ce week-end pour la suite de mes aventures !

Brain washing in progress... ou le pouvoir manipulateur de la publicité

Ils sont forts, très fort même. La télé arrive à vous bourrer le crâne de sornettes diverses et variées en un rien de temps. Il faut cependant avouer qu'avec 5 minutes de pubs toutes les 10 minutes c'est pas très compliqué et en plus il y a des télés partout !
Vous vous retrouvez à regarder un film ou une série interrompus sans cesse par des annonces et lorsque ce que vous regardiez reprend vous ne savez même plus où en est le déroulement de l'histoire... assez frustrant.
Le pire dans tout ça c'est qu'il n'y a pas de "jingle" annonciateur comme en France et on passe alors d'un plan sur un cadavre congelé dans la série policière à une tranche de saucisson sur une pizza de chez Pizza Hut. Ragoûtant à souhait !

À en croire les annonceurs, je suis dans un pays extrêmement dangereux il me faut donc une alarme voir deux et il faut que je prenne de nombreux médicaments pour continuer à vivre correctement !
Ce que j'aime bien dans les publicités pour les médicaments c'est qu'elles sont extrêmement longues (parfois plus de 30 secondes) avec même la liste de tous les effets indésirables que le médicament peut vous provoquer : maux de tête, saignements, arrêt cardiaque, risque de pneumonie, diarrhées ... j'en passe et des meilleurs ! Au final on se demande si c'est vraiment une bonne idée de prendre ce traitement bien que la petite musique de fond généralement niaiseuse vous endorme le cerveau.


Dans le genre pubs incongrues, il y a celles qui s'adressent au gouvernement ! Oui oui des publicités qui ne visent non pas des acheteurs mais le gouvernement.
Ce qui se passe c'est qu'actuellement Obama essai de faire passer une réforme pour donner aux Américains une alternative publique aux sociétés d'assurances maladies et ce n'est pas du goût de tous (surtout des entreprises qui vont voir leur chiffre d'affaire diminuer).
Les entreprises fournissant ces services d'assurances et qui s'en mettent pleins les poches se sont donc cotisées pour faire des spots publicitaires demandant au gouvernement de ne pas s'attaquer à leur vache à lait, tout simplement incroyable !
De l'autre côté, des groupes de pression conduits par des associations de défense des consommateurs ripostent en tournant à la dérision les spots publicitaires des assureurs ... un cercle sans fin au milieu duquel l'Américain lambda ne doit plus trop savoir ou donner de la tête ni à quel Saint se vouer.

Je ne suis pas étonné qu'en classe, les élèves aient du mal à se concentrer, encore plus que chez nous, c'est certain qu'avec un tel labourage de cerveau par la télé il est difficile d'avoir du recul sur quoi que ce soit.


Semaine du 21 au 27 septembre

Lundi : journée de repos, comme je n'avais rien de prévu j'en ai profité pour faire une bonne sieste et ma lessive. Je me suis ensuite délecté de programmes télé très......"cultivant".

Mardi : la journée a débuté avec les cours de maths à l'école primaire et ensuite je suis allé en classe de français avec Denise.

Mercredi : je suis parti en chasse pour de nouvelles lunettes de soleil étant donné que j'ai abimé les miennes. Mais étrangement les opticiens ne proposent presque pas de lunettes de soleil. Après recherches j'ai trouvé des magasins spécialisés mais en Caroline du Nord.

Jeudi : classe de français jusqu'à 14h je suis en suite allé manger des tacos chez Tacos Bell ! Une grande boite avec un assortiment, pas mauvais dans l'ensemble.

Vendredi : classe de français mais cette fois il y avait aussi les photos de classe. Mais ce n'est pas comme chez nous, ce n'est pas une photo de la classe mais des photos individuelles regroupées dans un grand cahier. Attention aux yeux ! Car à cette occasion, les élèves peuvent s'habiller comme ils le souhaitent alors qu'habituellement ils doivent suivre le "dress code".

Samedi : rien de spécial au programme, j'en ai donc profité pour travailler mon dossier de camp scout. Le soir nous étions invités à diner chez Marie-Josée et Denis les Québécois.

Dimanche : grasse matinée et un peu de lecture sur San Francisco au programme. Et finalement mise à jour du blog après de multiples plaintes pour abandon ;) !

Football oui, mais Américain


C'était obligé, je ne pouvais pas y échapper, une sorte d'incontournable de cette société américaine : le match de football. Mais mettons les choses au clair, ici le "football" c'est bien évidemment le football américain et non pas ce que nous appelons football de par nos contrées européennes.


En ce vendredi soir, le lycée de Fort Mill dont l'équipe se nomme les "Yellow Jackets" (voir leur magnifique logo au début de l'article) recevait l'équipe de la ville d'à côté, à savoir Rock Hill.
Mais en faite j'ai rapidement compris que la foule n'était pas vraiment passionnée plus que ça par l'aspect sportif de la chose. Les jeunes du lycée, assez nombreux certes, se regroupent en un "troupeau" compact sur les gradins du bas et tapent la discute... ça se bouscule un peu, ça rigole pas mal et j'ai même observé des phénomènes de mains baladeuses. Incroyable non ?
Le reste des gradins sont occupés par le "marching band" de l'école (comprenez par là, la fanfare) et par pleins d'autres gens qui lorsqu'ils ne sont pas en train de manger quelque chose discutent entre eux. Donc sur le tout, seul un quart des spectateurs doit suivre à peu près le match mais bon qu'importe, l'ambiance est là et je crois que c'est que qui au final compte le plus.

A la mi-temps, le marching band c'est mis en action sur le terrain et voici, pour ceux qui n'ont aucune idée à quoi cela peut ressembler, un petit aperçu :



Après cela les tribunes se sont tout à coup vidées, assez subitement je dois dire. La raison en est multiple : déjà premièrement, le match en lui même, en effet dès la mi-temps il était possible de savoir quel en serait l'issue étant donné que les Jackets étaient menés 21 à 0... mais aussi je pense que pas mal de parents viennent seulement voir leur enfant jouer dans le marching band et puis s'en vont sans aucune compassion pour l'équipe de leur école en détresse.

Après nous avons apprécié les pom-pom girls et leurs chorégraphies plus que périlleuses et je n'ai pu m'empêcher de me demander combien de fois elles ont dû mettre leur pied dans la figure de la copine d'en face... les premiers entrainements doivent toujours être comiques.

Voilà tout pour ce qui concerne le football niveau lycée du moins. Voici quelques photos supplémentaires qui même si la qualité laisse à désirer, peuvent vous donner un idée de la chose :



Mais j'allais oublier, le résultat final : Fort Mill 13 - Rock Hill 53 ! Sans commentaires pour les Jackets.


Des ampoules, mais pas de lumière...

En médecine, une ampoule est une bulle cutanée remplie de liquide qui se forme sous la peau à la suite de frottements répétés. Elle peut être accompagnée d'une douleur localisée.
Source : Wikipédia


Oui l'astuce est là, ce n'est nullement d'un ampoule à incandescence donc je vais parler, mais bien de celles que je semble collectionner sur mes mains. Il est de bon ton dans le quartier d'avoir un gazon mieux que celui des voisins, toujours plus vert, toujours plus beau et surtout toujours mieux entretenu. Le maître de la maison s'étant absenté pendant quelques jours, je me suis donc attelé à la tâche. Je dois dire que j'avais espoir au départ mais rapidement j'ai compris que j'allais souffrir. Non, passer la tondeuse n'est pas en soit une activité éprouvante mais ce n'est valable que sur terrain plat, hors là ce n'est vraiment pas le cas. Comment vous décrire la chose ? C'est une sorte de petite colline avec facilement 2 mètres de dénivelé qui cours de la maison en direction de la route sur 5 mètres (soit une pente de 40%) . Un vrai régale dans un sens (celui de la descente) et un vrai chemin de croix dans l'autre. De biais ce n'est pas mieux car il faut forcer pour avancer et forcer encore plus pour rester droit.
J'ai bien vu que le voisin d'en face compatissait à ma peine et il a sorti son beau tracteur de jardin pour me narguer... pour lui c'est certain qu'il peut se faire plaisir à tondre tous les deux jours.
Au final je me suis rendu compte que des ampoules que j'avais glanées lors du dernier camp scout et qui jusqu'alors été restées indolores se sont réveillées : une joie pour les mains et un grand bonheur pour le travail bien fait. Mais le dicton ne dit-il pas : un gazon de tondu, 2 ampoules de trouvés !


Hormis cela, je suis allé à l'école primaire de Fort Mill (illustration ci-dessus) ce matin pour mon volontariat en classe de maths avec des CE1. Je dois dire la vérité, ce fut un régal ! Les enfants sont vraiment enjoués par la méthode de maths proposée par la maîtresse (qui soit dit en passant est très agréable aussi). Cette méthode d'apprentissage est basée sur des petits exercices de déduction et de calcul qui sont présentés sur des feuilles A5 plastifiées. Il faut donc additionner ou soustraire des formes de différentes couleur ou compter des petites filles et des petits garçons et les additionner (c'est osé non ?).
Mon rôle est de vérifier si les enfants ont réalisé correctement les opérations demandées et signer une fiche dans leur cahier de maths disant qu'ils ont fait cet exercice. Le principe est simple, efficace et ludique le tout par petits groupes de 4 enfants pour être à leur écoute et les aider si besoin est. C'est peut-être la solution miracle pour désengorger les filières littéraires (mais est-ce bien utile ?).

Je vous en dirai plus d'ici la fin de la semaine car mon programme à venir est un peu chargé. Bientôt de nouvelles aventures et découvertes en tout genre !

Charleston ou la ville de toutes les ambiances

Pont à haubans Arthur Ravenel Jr. (vue de Charleston)

Samedi 12/09

C'est vers 9h00 que nous avons quitté Fort Mill pour nous rendre à Charleston en voiture. Il y a 3 heures de trajet en passant par l'autoroute, une autoroute coupant tout droit à travers la fôret sur une grande partie de celle-ci. Pas de risque d'être malade donc, d'autant plus que la vitesse est limitée à 110 km/h au maximum. Nous sommes arrivés en début d'après-midi et sommes passés à l'hôtel pour poser nos bagages.

Les plages de la Caroline du Sud n'ont rien à envier aux plages de notre Méditerranée. Aussi bondées, le sable aussi chaud et un soleil tout autant implacable. Mais qu'à cela ne tienne, nous voilà à profiter de l'océan pour quelques heures. Et comme à chaque fois je prends un coup de soleil sur un endroit improbable : sur le dessus du pied gauche...
Voici l'accès à la plage et quelques photos :


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Le soir, nous sommes allés au Poogan's Porch Restaurant pour goûter aux spécialités de la région. J'ai opté pour des moules en entrée et ensuite des Shrimp & Grits : ce sont donc des crevettes avec une sorte de polenta, un plat pas très léger pour le soir qui comme vous pouvez vous en douter m'a permis de me passer de dessert ! De la bonne cuisine, je dois avouer, servie dans un cadre agréable bien que le volume sonore était élevé, comme quoi c'est typiquement du sud de parler fort.
Nous avons ensuite déambulé dans les rues de la ville pendant une petite demi heure (tout juste assez pour faire se tasser mon repas) et c'est là que j'ai été assez intrigué. En effet l'architecture de la ville est typiquement européenne, plus précisément anglaise à base de briques rouges mais le mode de vie est lui bien américain. Se mélange à tout cela l'odeur des embruns et les rues adjacentes au marché couvert sentait l'orient, la même odeur que les rues commerçantes Jordaniennes. Une ambiance donc très atypique flotte dans cette ville de Charleston.
De retour à l'hôtel vers 10h30 il ne m'a pas fallu longtemps avant de tomber dans les bras de Morphée.

Dimanche 13/02

Après un petit déjeuner fort copieux (à croire que le repas de la veille m'avait élargi l'estomac) composé d'un grand chocolat chaud, d'un verre de jus de pomme et d'une omelette accompagnée d'un muffin aux myrtilles nous somme à nouveau allés à la plage. L'air y été bien plus respirable que la veille et les plagistes beaucoup moins nombreux, ce fût donc bien plus agréable.
Vers les coups de 11h00 nous nous sommes rendus à l'hôtel pour récupérer nos affaire et puis cap sur le Patriot Point :

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Je vous épargne les photos assez glauques des blocs opératoires présents sur le navire (il ne fallait pas avoir mal aux dents croyez moi...) mais aussi celles des cellules où il n'est pas possible tenir autrement que couché, je pense que ce qui y ont été mis aux arrêts doivent s'en souvenir.
Nous avons fait également la visite d'un sous-marin à la retraite sur le même site et qui ma foi était assez petit et fortement déconseillé aux claustrophobes :

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Voilà pour ce week-end à Charleston qui a été bien agréable et en plus instructif : je ne m'engagerai pas dans la marine nationale !

Formation des volontaires ? Du "toner"...

Je n'avais jusqu'alors pas songé à quel point un photocopieur peut être ennuyeux. Oui en effet, il existe des choses plus réjouissantes dans la vie, du moins je trouve. Non, je n'ai pas eu à faire des photocopies de billets dans l'espoir de devenir riche mais j'ai pris part à la formation des volontaires de l'école élémentaire d'Étienne.
Vendredi dernier, j'ai passé la matinée à écouter des salades sur les photocopieurs et sur la pédagogie de l'école. Je dois avouer que déjà j'ai un peu de mal avec ce genre de choses en français alors en anglais c'est encore moins aguichant dirais-je.
Bref, pas le choix il fallait en passer par là pour accéder à la suite qui est tout de même plus intéressante. Ce matin, je suis retourné à l'école pour participer à la formation appelée : "Marcy Cook Math". Il s'agit d'une méthode pour faire apprendre les maths à des enfants de "second grade" ce qui correspond à notre CE1. Cette méthode à l'air bien sympathique et selon la maîtresse Estelle les enfants l'adore.
Je vous en dirai plus demain car c'est mon premier jour en classe !

La roue quoi ?

Non, ce n'est pas encore la routine mais c'est la suite de ma visite à la Middle School. Cette fois j'ai des photos à l'appui ;-) , admirez donc ces magnifiques locaux tout neufs et ces salles de classe climatisées... quand je repense à nos salles de cours (la "bulle" pour les connaisseurs), les élèves de cette école ne doivent pas réaliser qu'ils sont quand même chanceux de pouvoir travailler dans des conditions optimales.

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J'ai passé la matinée en compagnie de Denise et de ses classes pour subir leurs assauts de questions : sur moi, mon pays et nos écoles. Une fois de plus ce fut une expérience instructive et riche d'échanges avec les élèves et la prof.
Cependant les classes ne sont pas toutes les mêmes et c'est amusant de voir que certaines sont dans l'ensemble très timides et d'autres assez bruyantes voir intenables, mais bon ça reste des minots tel que j'ai l'habitude de mater (:p).
J'ai fini la journée à Mac Do et à faire un peu de magasinage pour au final ne rien acheter, puis je me suis exercé à conduire Emma à la YMCA (moi aussi ça me rappel une chanson douteuse) en conditions réelles.

Demain c'est une autre salade qui va m'être servie. En effet, déjà, nous sommes le 11 septembre, une date pas vraiment agréable à l'esprit des américains... c'est là où cette grande Nation c'est vu jouer un tour, ou plus exactement deux tours. Bref, vous l'aurez compris, en mémoire du 11/09/01 il faut que je me dégote un t-shirt ou un polo avec le drapeau approprié.
Ensuite c'est formation pour les volontaires à l'école primaire. Voilà à peu près tout pour cette journée que je termine avec un bon mal de tête (fatigue et gras).

Scandalisé !

Je veux bien que les États-Unis soient le pays de la Liberté où même les idées les plus folles peuvent voir le jour mais il ne faut pas abuser non plus !
Que les motards puissent rouler sans casque alors qu'il faut attacher sa ceinture passe encore, que l'on ait automatiquement boisson illimité dans les fast-food pourquoi pas (après qu'ils ne s'étonnent pas qu'ils aient tous du diabète ...) qu'on ne puisse pas acheter d'alcool le dimanche on dira que c'est pour aller à la messe.
Mais quelle stupeur de voir que les pharmacies vendent des cigarettes... là franchement c'est scandaleux. J'ai ri jaune en voyant ça, je me suis dit "bah c'est que c'est pas vraiment une pharmacie". Du coup j'ai voulu en avoir le cœur net, je suis allé dans une autre enseigne non loin de là (avec écrit en gros dessus pharmacie) et bien le résultat est édifiant : en plus de vendre des "saloperies" comme des Snikers ou des M&MS les pharmacies vendent des cigarettes ! C'est selon moi moralement inacceptable.


A côté de ça il est interdit de fumer presque partout et même à certain endroits dans la rue. Finalement il semble que la Liberté ne soit qu'une vue de l'esprit à la fois mesquine et totalement illusoire (surtout monétaire).

Je retourne à l'école

Il faut être honnête, je retourne certes à l'école mais c'est de l'autre côté de la barrière. En effet me voilà intervenant volontaire dans un collège (Dutchman Creek Middle School) un peu perdu dans la campagne de Rock Hill mais tout neuf. Et devinez pour faire quoi ? Cours de Français... c'est Denise la prof qui m'accueille avec un grand plaisir et une reconnaissance débordante.


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Ce matin vers 10h00 je me suis donc rendu à ce fameux collège, mais avant je suis allé siroter un chocolat chaud au Starbucks. Après m'avoir présenté au Principal et à ses collègues Denise m'a donc conduit dans sa classe pour le premier cours. Les élèves étaient surpris de me trouver là et ont eu un peu de mal à engager les questions pour dialoguer mais au final tout c'est bien passé (même si je dois faire croire que je ne comprends pas un seul mot d'anglais pour qu'ils fassent l'effort de parler Français).
C'est assez marrant de voir comment les classes fonctionnent aux États-Unis, c'est assez loin de ce que l'on connait chez nous et surtout au niveau discipline : les élèves ne semblent pas très concernés par la politesse. Demain j'y retourne pour une bonne matinée, je devrais être soumis aux questions que les élèves auront tout spécialement préparées pour moi... je crains le pire ;-) .
Pour une première impression c'est assez agréable je dirais, en tout cas Denise est charmante et vraiment une passionnée du Français. Une chose qui m'a marqué c'est que l'un des élèves, je ne sais pas pourquoi, m'a demandé si je comptais être prof de Français et là j'avoue que j'ai cogité un petit moment avant de lui répondre : "pourquoi pas".

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Demain j'essaierai de faire quelques photos de la classe même si ce n'est pas évident quand on sait à quel point les Américains sont tatillons avec leurs lois. Au passage j'ai bien aimé le panneau sur les porte à l'entrée de l'établissement : "Les armes ne sont pas autorisées".
Et enfin le 11 septembre, j'ai une formation pour être volontaire en école primaire mais je sais déjà que si ce qui m'est proposé n'est pas très intéressant je continuerai mes cours de Français !

C'est le jour J

Aujourd'hui j'ai eu à déposer tout le monde à l'école pour la première fois en conditions réelles. Le trajet est un peu plus long car il y a plus de circulation que lors de mes repérages du week-end mais ça reste correcte, en même temps l'autoroute compte au moins 5 voies de circulation et les routes classiques 2... donc le trafic arrive à se dispatcher un minimum.

Après l'école il fallait amener Etienne chez le coiffeur car entre temps Céline a pris son avion, seulement j'ai eu le plus grand mal à retrouver la bonne route...
Il faut déjà avouer que les conditions de circulation n'étaient pas optimales, en effet à 17h30 nombreux sont ceux qui quittent le bureau pour rentrer chez eux et viennent donc encombrer la route. Ensuite, lorsqu'il y a 5 sorties sur l'autoroute pour la même ville et que les panneaux de sortie sont au niveau même de la sortie c'est pas simple. Au final après 2 demi-tours j'ai retrouvé la bonne route et nous n'avons eu que 10 minutes de retard qui n'ont pas posé problème heureusement.

Party dans le voisinage

Si étrangement je comprends assez bien tout ce qui se dit à la radio ou à la télé j'ai énormément de mal à comprendre certaines personnes ici. Je ne suis pas certain que ce soit l'accent même s'il est clair que ce n'est pas un anglais très British qui est parlé ici. Je me suis rendu compte de ça hier à la Party que donnaient les voisins d'en face. Sorte de garden party en plein milieu de l'après midi ou la première chose que l'on vous demande est de savoir ce que vous voulez boire... et manger !


Me voilà donc en train de croquer dans un cheeseburger fait au grill (électrique) avec un Pepsi regular (avec sucre), le tout dans le jardin du voisin à moustache au bord de sa piscine. Belle entrée en matière dans les traditions de la classe moyenne américaine. Ah oui!!! la mouche c'est pas obligatoire, c'est juste quelle semble également apprécier cette bonne viande aux hormones.
En tout cas les américains sont chaleureux même si j'ai du répéter pas loin d'une dizaine de fois ce que je venais faire dans les parages qui ne sont visiblement pas très renommés pour le tourisme.

Aujourd'hui c'est le Labour Day, le 1er Mai des États-Unis en quelque sorte, mais pas question de trouver porte close dans les magasins pour autant, au contraire, hier le journal a été livré avec un bon kilo de prospectus affichant des réductions alléchantes uniquement valables aujourd'hui !
Pour ma part pas trop de shopping au programme mais repérage à nouveau des trajets que je vais devoir faire régulièrement histoire de bien les mémoriser et ne pas trop me perdre une fois seul au volant de la jolie petite voiture qui m'est confiée.

Les Carolines


Je suis à Fort-Mill au nord de la Caroline du Sud. Les grandes villes proches d'ici sont essentiellement en Caroline du Nord donc à peu près à chaque fois qu'il y a des choses à faire il faut changer d'État.

Pour me mettre dans l'ambiance, la famille Thiria à décidé de me conduire hier dans un restaurent typique. Par typique il faut comprendre un fast-food dont tout américain moyen semble raffoler : Five Guys.
Au comptoir il est proposé 3 types d'hamburgers de base avec au choix : rien de plus, du bacon ou du fromage et à cela il est possible d'ajouter une longue liste d'ingrédients. J'ai opté pour un petit hamburger (un seul étage) fromage et bacon avec en plus de la tomate et un certain Jalapeno que je ne connaissais pas. J'ai apprécié le goût relevé d'un morceau de cette chose s'étant échappé de mon hamburger que j'ai dégusté tel quel, à savoir que ce n'est en fait rien d'autre que du piment vert. J'avais été mis en garde mais pas à ce point : fort, bien fort, TROP FORT !

Aujourd'hui, le voisin d'en face nous a invité à sa "Pool Party" où nous devrions déguster des mets tels que des hotdogs ou d'autres variétés d'hamburgers, tout l'après midi...
Niveau cuisine, pour le moment, les États-Unis ne m'ont pas encore montré qu'ils étaient doués dans ce domaine.

La maison


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Grâce à Google Street View je n'ai même pas besoin de vous présenter la maison...


Faux départ

Déjà que l'avion et moi nous sommes moyennement amis il fallait forcément que ça arrive.
Le voyage à la base devait être le suivant : Marseille, Munich, Charlotte NC... seulement après être monté dans l'avion à Marseille le commandant de bord annonce (vraisemblablement) en allemand qu'il y a un petit souci technique et l'équipage nous invite à descendre après avoir poireauté au sol un bon quart d'heure. Il a donc fallu en suite récupérer les bagages pour pouvoir prendre un autre vol.
Avec un tel retard plus possible de prendre la correspondance pour Charlotte à Munich. La charmante (mais plus toute jeune) dame qui m'accueille au guichet de la Lufthansa à l'aéroport Marseille me donne deux choix : passer par Chicago ou revenir demain. Finalement c'est l'option Chicago qui a été retenue.

Me voilà donc embarqué pour prendre l'avion de Chicago à Munich puis faire Chicago - Charlotte pour finir. Il faut juste noter que je suis parti de la maison depuis 5h30 du matin heure française et que j'arrive à 2h00 du mat à Chicago (photo à gauche). De plus le voyage n'est toujours pas fini, le temps est long...
Bref, me voici finalement à Charlotte à 22h30 heure locale (4h30 en France) et 20 minutes après avoir atterri toujours pas de bagages. Pas de panique, la United Air Lines reste confiante et me certifie que mes bagages seront livrés à ma porte dès le lendemain, ce qui fut effectivement bien le cas.

En résumé c'est un voyage on ne peut plus hasardeux qui c'est offert à moi, mais bon, le but du voyage n'est-ce pas avant tout d'arriver à bon port ?